Le projet « Diasporas et patrimoine : repenser les liens » explore les dimensions végétale et alimentaire du patrimoine, en s’attachant aux pratiques liées aux jardins et à la cuisine. Il propose de vopir comment les diasporas cultivent, transforment et transmettent des savoirs et savoir-faire autour des végétaux, qu’il s’agisse de l’aménagement de jardins, de l’introduction de plantes aux usages symboliques ou culinaires, ou de la circulation d’ingrédients et de recettes pensées comme constitutifs d’identités.
À travers une approche interdisciplinaire (anthropologie, sociologie, histoire, études littéraires et arts), les échanges porteront sur des pratiques et représentations singulières de différentes communautés diasporiques. Des exemples d’entretiens, de récits de vie, de données ethnographiques ainsi que de productions artistiques permettront de discuter les relations que les personnes en situation diasporique entretiennent avec ce qui est vécu comme patrimoine à travers les gestes, les représentations et les goûts du végétal.
L’ensemble tentera de dégager quelques pistes théoriques communes sur une pensée diasporique du végétal, à partir de ces différents éclairages réunissant des matériaux ethnologiques, sociologiques, historiques et artistiques. Plus largement, notre objectif sera d’envisager des définitions de ce qui fait patrimoine, pour ceux qui ont quitté (eux-mêmes, leurs parents ou leurs ancêtres) une zone géographique et culturelle pour une autre.
Porteurs du projet /project coordinators :
Anne F. Delouis, POLEN, Université d’Orléans
Guillaume Étienne, CITERES, Université de Tours
Geneviève Guetemme, REMELICE, Université d’Orléans
Financement de la Maison des sciences humaine du Val de Loire (MSH)
Séminaire 1: Lancement du projet
2 juillet 2025 – Institut européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA)
116 boulevard Béranger, Tours Villa Rabelais – Tours
Anne F. Delouis, POLEN, Université d’Orléans : Plantes, mémoires, circulations : vers une histoire diasporique du végétal
Guillaume Étienne, CITERES, Université de Tours : Le chou portugais, un marqueur diasporique dans les jardins du Centre-Val de Loire.
Geneviève Guetemme, REMELICE, Université d’Orléans : Récits artistiques diasporiques : les plantes-témoins d’un patrimoine nomade.
Séminaire 2
29 septembre 2025
Campus de l’université d’Orléans (La Source)
Parc floral (Orléans La Source)
Patrimoines végétaux et alimentaires dans des contextes diasporiques
Séminaire 3
13h30 – Introduction
Le projet DIA-PAT ; objectifs du séminaire, enjeux des patrimoines végétaux diasporiques.
13h45 – Les herbiers : patrimoines botaniques, objets diasporiques
Présentation de deux réalisations artistiques dans une démarche de recherche-création
14h15 – Visite ciblée du MOBE : les herbiers du musée
14h45 – Discussion : collecte, circulation, transmission
15h15 – Pause-café
15h30 – Projection de court-métrages et discussion
16h – Atelier : “Un herbier imaginaire des diasporas en Centre-Val de Loire”
À partir de 17h – Visite libre du musée
Séminaire 4
FRAC – Centre (Orléans)
Participation à la onzième Convention Internationale d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation 10-12 juin 2026 – Tours (France)
modératrice : Mayumi Simosakai (Remelice – Orléans)
intervenants:
- Anne Frederike Delouis (Polen – Orléans): Héritages partagés – le banat culinaire dans la diaspora souabe en ligne
- Guillaume Etienne (CITERES – Tours) : Je jardin portugais comme memory space
- Geneviève Guétemme (Remelice – Orléans) : le jardin et la tente : le partimoine végétal des réfugiésd entre subsistance, nostalgie et résistance
À partir de plusieurs terrains d’enquête, le panel examinera comment les plantes cultivées et les pratiques culinaires, qu’elles soient quotidiennes ou festives, participent à la construction de mémoires et d’identités collectives en migration.
Les intervenants présenteront trois études, des jardins familiaux de la diaspora portugaise dans le Berry aux plantations dans des camps de réfugiés au Bangladesh et en Jordanie, en passant par la région du Banat en Europe centrale et sa diaspora globale, aujourd’hui rassemblée dans des espaces numériques.
L’objectif de ce panel consiste à mettre en lumière les dimensions mémorielles et intercommunautaires des végétaux alimentaires liés aux diasporas. Il montrera que leur acclimatation et leur circulation renvoient à des valeurs symboliques et identitaires à la fois volatiles, interstitielles et profondément enracinées. La discussion cherchera à penser l’authenticité, l’originalité ou encore l’ubiquité de ces plantes et des pratiques alimentaires qui leur sont associées dans des contextes diasporiques.
