Artistes

Rachid Guerbas

Enseignant au conservatoire de Bourges, fondateur de l’ensemble Albaycin, chercheur et compositeur, fondateur de l’Ensemble National Algérien de Musique Arabo-Andalouse qu’il a dirigé pendant une décennie et soutenu par l’association EL QANTARA de Bourges dont a mission est de présenter la musique (pour faire pont, passerelle – trad. arabe) à la communauté au sens large (locale, culturelle, éducative…)

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Diala Brisly

Diala Brisly a fui la Syrie en 2013. Son travail d’illustratrice pour le magazine Zayton and Zaytonah voulait avant tout aider les enfants à se sentir humain – pas juste destinés à grandir, à combattre et à mourir pour une guerre qui les dépasse. Le magazine a été interdit. Diala est maintenant en France et continue à travailler au dialogue entre les cultures. Elle publie des albums pour enfants et collabore avec des organisations internationales d’aide aux refugiés. Elle expose ses oeuvres et mène des atelier avec de enfants, des étudiants… Ses toiles réalisées en atelier sont envoyée au Liban pour les enfants du camp de Bar Elias dans la région de la Bekaa.

Video documentary  – Newsnight BBC
A Future for Syria – 12 Nov 2020
Lives in perspective
Zeltschule

Diala Brisly e a été invitée par l’INSPE-CVL à exposer ses oeuvres et à mener des atelier avec les étudiants en mars 2020. L’une de ses images a été choisie par l’INSPE pour accompagner ses voeux 2021 et promouvoir son engagement pour le vivre ensemble.

© Brisly – Unpublished. Story of a small boy who travels the world through imagination while sitting in his classroom, 2014 copic marker & ink

« Diala Brisly is an amazing artist and activist from Syria whose work focuses on  every day lives of migrant women and children. Her illustrations and animations are political and she has been blacklisted in her country. She uses art as a voice to promote education and give refugees a say about what is happening around them. She makes them use their imagination as an escape route. But she also works with French students to bring more awareness on migration. Her aim is to discuss the power of art as a communication tool, overcoming borders and cultural differences. According to her : ‘When you can’t ‘speak up’ or don’t understand the other, art comes as a proper mean to communicate and share on social, environmental or political urgencies.’ «  (LTMI student, University of Orleans, 2021)

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Samira Negrouche

poésie / traduction Marilyn Hacker

extraits de Quai 2|1  – collaborations sonore
« Samira Negrouche is a writer and translator from Algeria. She speaks seven languages and writes in French. Such poliglossy is linked, she says, to the multilingual nature of Algeria where languages “meet” continuously and influence each other.
Her book “Monologues du Jasmin” is about different places in different countries and has been translated in English. It present a cultural trail between places and cultures, but also a dialogue between two languages – the French that gives to every text the name of a city and the English that replaces those names by letter and becomes a dialogue between those populations and communities of the Arab world. All share a story of decolonisation and use literature and translation as a way to face the language of ‘the other’. » (LTMI student, University of Orleans, 2021)

 

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Jacqueline Caux (1950)

 cinéaste et productrice indépendante de films documentaires, elle a participé à l’organisation de plusieurs festivals de musique. Elle  réalise aussi des courts-métrages expérimentaux qui ont été présentés dans de nombreux festivals Internationaux (Paris-Berlin, Festival du Film de Femmes de Créteil etc). Elle a été en 2004, conseillère artistique du Festival d’automne à Paris pour la programmation liée à l’oeuvre d’Anna Halprin.  
« Jacqueline Caux is linking history and cultures in order to question  stereotypes and understand diversity. Cinema makes it possible to communicate with the other, from different places and different times. It also  highlight the constraints imposed on women as well as their strength and their freedom. »
« The film “If I keep you in my hair” (2013) is directly alluding to the taboo regarding women’s hair in Arab countries. The female musician in the film do not hide their hair and therefore show strength and social commitment. Their voices, without a veil,  spreads and the message gets heard. »
(master LTMI students – university of Orleans, 2021)
Dans une interview, elle en dit « Les attentats ont nourri les amalgames sur l’Islam et la culture arabe, de plus en plus associés à la violence et au conservatisme. J’ai voulu montrer que ces cultures pouvaient être au contraire inspiratrices de beauté, de ténacité et de poésie. »
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Waed Bouhassoun (1979, Syrie)
 Musicienne et chanteuse . Elle a grandi dans le village de Shaqqa, à proximité des montagnes druzes, au sud de la Syrie. A 10 ans, elle commence à se produire sur scène et à participer à différents concours de musique à travers la Syrie. En 2010 Waed s’installe à Paris, où elle entreprend un doctorat en ethnomusicologie à l’université Paris-Nanterre. Waed Bouhassoun  donne beaucoup de concerts en Europe  et participe à des événements avec des musiciens migrants pour transmettre les traditions orales de la musique dans différents cultures.

Ces artistes deux artistes font un lien très fort entre l’art et les femmes et insistent sur leur façon d’étre libres et vivantes.  Elles estiment que la transmission de ces valeurs est fondamentale pour faire évoluer les rapports humains dans nos sociétés.